• Le marché immobilier québécois termine l’année en lion avec de fortes hausses de prix

     

    Communiqué de presse
    Statistiques de ventes résidentielles Centris – 4e trimestre 2021

    L’Île-des-Sœurs, le 11 janvier 2022 – L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) vient de publier son rapport du 4e trimestriel de 2021 sur le marché immobilier résidentiel de la province de Québec. Les données sont établies d’après la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers.

    Au courant de l’année 2021, 109 588 ventes résidentielles ont été réalisées dans l’ensemble du Québec. Il s’agit de la deuxième année la plus active enregistrée dans le système Centris des courtiers immobiliers. En comparaison avec le record absolu de ventes de l’exceptionnelle crue de 2020, 2021 enregistre une baisse de 2 % par rapport à l’année dernière.

    « Le quatrième trimestre boucle en force une année marquée par un déséquilibre du marché immobilier québécois, sans précédent, à la faveur des vendeurs. Malgré la faiblesse historique du nombre de propriétés disponibles à la vente dans toutes les régions du Québec, l’activité est demeurée très soutenue, bien qu’en deçà de 2020 durant la même période », souligne Charles Brant, directeur du Service de l’analyse du marché. « La surchauffe généralisée du marché, attisée au quatrième trimestre par la perspective de la hausse des taux d’intérêt en 2022, fait bondir les prix à un nouveau record, toutes catégories et tous secteurs confondus », ajoute-t-il.

    Ventes

    • Dans les catégories de propriétés, celle des petits immeubles à revenus s’est distinguée par une hausse marquée de 27 % des ventes à l’échelle provinciale, suivie par la copropriété avec une progression de 9 % des ventes. Toutefois, les transactions d’unifamiliale ont diminué de 10 %. Cette baisse est issue du manque d’inventaire disponible à la vente sur le marché et, dans une certaine mesure, par leur inabordabilité dans certains secteurs en forte surchauffe.
    • Parmi les régions métropolitaines, celles de Trois-Rivières (+12 %), de Saguenay (+4 %) et de Gatineau (+2 %) se sont démarquées par une hausse des ventes. Cette hausse s’est ressentie plus tardivement dans les régions de Trois-Rivières et de Saguenay, notamment car les effets de la pandémie ont impacté ces régions avec un certain décalage comparativement aux autres régions.
    • Par contraste avec 2020, les régions localisées à l’extérieur des régions métropolitaines ont connu un repli des ventes de 4 % essentiellement attribuable à l’unifamiliale. Les plex font toutefois exception avec un bond de 48 % des transactions. L’activité transactionnelle pour l’unifamiliale a quant à elle enregistré un recul de 8 % des ventes, limitée par un nombre insuffisant de propriétés sur le marché pour absorber la forte demande.
    • Plusieurs petits centres urbains ont continué d’afficher des hausses de ventes substantielles en 2021, tels que les agglomérations de Charlevoix (+20 %), de La Tuque (+18 %), de Shawinigan (+15 %), de Lachute (+12 %) et de Sainte-Marie (+11 %).
    • D’autres ont connu des reculs marqués par rapport à l’an dernier, tel que Sainte-Agathe-des-Monts
      (-28 %), Saint-Sauveur (-20 %), Rouyn-Noranda (-18 %), Granby (-17 %) et Sainte-Adèle (-17 %). Souvent dans les centres de villégiature, ces régions sont limitées par le manque d’inscriptions sur le marché dans un contexte de forte demande.

    Inscriptions en vigueur

    • On comptait en moyenne 25324 inscriptions en vigueur sur le système Centris en 2021, soit un repli de 36 % par rapport à 2020. Il s’agit d’une sixième baisse annuelle consécutive à ce chapitre.

    Prix

    • À l’échelle provinciale, le prix médian des unifamiliales a atteint 365000 $, ce qui représente un bond de 24 % par rapport à 2020.
    • Le prix médian des copropriétés a également connu une forte progression, soit une hausse de 21 %, pour s’établir à 328000 $.
    • Pour ce qui est des plex de deux à cinq logements, leur prix médian a augmenté de manière très soutenue par rapport à l’année précédente, alors que la moitié des immeubles se sont vendus à plus de 462 000 $ (+9 %).

    Conditions du marché et délais de vente

    • Les conditions du marché ont continué de se resserrer dans la grande majorité des secteurs de la province. De nombreuses agglomérations situées à l’extérieur des régions métropolitaines ont connu des conditions de marché historiques, à la faveur des vendeurs, alors qu’il y a seulement deux ans, elles favorisaient les acheteurs.
    • Les délais de vente à l’échelle de la province se sont raccourcis fortement par rapport à 2020, réduisant à des niveaux très en dessous de leur moyenne historique : il fallait en moyenne 51 jours pour qu’une unifamiliale trouve preneur, soit 40 jours de moins qu’en 2020.

    Faits saillants régionaux

    RMR de Montréal

    • À l’image de ce qui s’est produit tout au long de l’année, le quatrième trimestre s’inscrit toujours dans une dynamique de marché où l’activité transactionnelle résidentielle est freinée par le manque d’inscription en vigueur. Cette observation est encore une fois beaucoup plus évidente dans les marchés périphériques à l’île; ceux-ci connaissent le niveau d’inscription en vigueur le plus faible jamais enregistré lors d’un quatrième trimestre, ce qui n’est pas le cas sur l’île de Montréal.
    • Cette situation de surchauffe a conduit à une majorité de transactions conclues à la suite d’un processus de surenchère et s’est traduite par une hausse des prix médians oscillant entre 18 % et 25 % dans les grands secteurs périphériques de l’île de Montréal. Cette hausse n’a été que d’environ 10 % sur l’île à l’échelle de l’année comme au 4e
    • On assiste ainsi à une convergence des prix des résidences des grands secteurs périphériques de la RMR de Montréal et de ceux de l’île de Montréal, toutes catégories confondues.

    RMR de Québec

    • Malgré un repli de 18,1 % des ventes résidentielles, le 4e trimestre se classe au deuxième rang des trimestres de fin d’année les plus actifs jamais enregistré. Cette forte activité de fin d’année contribue à hisser les ventes à leur plus haut niveau en 2021, juste après 2020, puisque le repli de l’activité n’a seulement été que de 4 % à l’échelle annuelle.
    • La copropriété est en grande partie responsable de cette performance, doublant quasiment l’activité historique moyenne pour cette catégorie et faisant de 2021 l’année où les ventes ont été, de loin, les plus nombreuses. Les plex inscrivent aussi un record à ce chapitre. Le quatrième trimestre a fortement contribué à cette performance sectorielle à l’échelle annuelle.
    • Copropriétés et unifamiliales ont ainsi enregistré des records de hausse de prix jamais enregistrés durant un quatrième trimestre, et ce, depuis respectivement 2003 et 2010. Les conditions de marché se trouvent particulièrement favorables aux vendeurs et une certaine forme de rattrapage des prix continue de s’opérer.

    RMR de Gatineau

    • La RMR de Gatineau a commencé l’année sur les chapeaux de roues et la termine avec une vigueur tout aussi impressionnante pour un quatrième trimestre puisqu’elle figure au 2e rang des trimestres de fin d’année les plus actifs jamais compilés, après celui de 2020.
    • Les conditions de marché sont historiquement serrées avec seulement un mois et demi pour écouler l’inventaire du marché, toutes catégories et tous secteurs confondus. La forte demande, accrue par de nombreux ménages et investisseurs en provenance de l’Ontario, explique ce débalancement extrêmement favorable aux vendeurs qui se solde par une forte majorité de transactions conclues à la suite d’un processus de surenchère au quatrième trimestre.
    • Les prix continuent donc de flamber au quatrième trimestre avec des bonds oscillants entre 28 % pour l’unifamiliale, 29 % pour la copropriété et 26 % pour les plex, à l’image de la progression de 2021. On observe une convergence avec les prix pratiqués dans la RMR de Montréal, pour l’unifamiliale.

    RMR de Sherbrooke

    • Bien que la RMR de Sherbrooke ait enregistré un repli de 23 % des ventes au quatrième trimestre, il s’agit du trimestre de fin d’année le plus actif enregistré par le système Centris des courtiers immobiliers après celui de 2020 qui fut exceptionnel. Les ventes de plex ont été particulièrement nombreuses, n’accusant qu’un recul de 8 % par rapport à l’année dernière à la même période.
    • La faiblesse historique des inscriptions en vigueur explique une certaine limitation de l’activité. Malgré une demande très forte, l’inventaire est limité à plus ou moins deux mois, pour toutes les catégories de propriété.
    • À l’image de l’année 2021 dans son ensemble, la situation mène à une importante pression sur les prix au quatrième trimestre, notamment pour la copropriété et l’unifamiliale qui ont bondi respectivement de 26 % et 22 % sur fond de surenchère généralisée; des hausses historiques qui se sont notamment concentrées dans les villes de Magog et Sherbrooke.

    RMR de Trois-Rivières

    • La RMR de Trois-Rivières est, sans nul doute, la région qui a le plus impressionné par sa vigueur en 2021 avec une hausse de 12 % des transactions auquel le quatrième trimestre a significativement contribué. La RMR a enregistré une progression de 10 % des ventes au quatrième trimestre, un niveau de vente record pour cette période de l’année.
    • Un autre record est à signaler au quatrième trimestre, soit le plus faible nombre de propriétés sur le marché jamais enregistré depuis que les statistiques sont compilées. Une pénurie qui serait attribuable à la catégorie unifamiliale et à la copropriété avec seulement un peu plus d’un mois pour en écouler les inventaires.
    • Cet engouement pour la région de Trois-Rivières, qui s’est clairement manifesté depuis le deuxième trimestre 2021, s’explique par des prix relativement peu élevés malgré une situation géographique avantageuse. L’année 2021 est donc celle d’un processus de rattrapage des prix dans cette région occasionnant des bonds historiques pour chacune des catégories, oscillant au quatrième trimestre de 23 % pour l’unifamiliale à 31% pour la copropriété en passant par 25 % pour le plex.

    RMR de Saguenay

    • Tout comme la RMR de Trois-Rivières, la RMR de Saguenay est une des deux régions métropolitaines du Québec qui ont connu une année 2021 plus active que 2020, en particulier dans les secteurs de Chicoutimi-Nord et de La Baie. Le quatrième trimestre y a fortement contribué, surtout après un troisième trimestre où l’activité était en dessous du niveau prépandémie.
    • Les conditions de marché se sont ainsi resserrées à l’avantage des vendeurs, et ce, notamment pour l’unifamiliale. Cette réalité du marché converge à ce chapitre avec les autres RMR du Québec, puisqu’il ne restait qu’à peine plus de 3 mois d’inventaire à écouler sur le marché pour cette catégorie contre près de 6 mois pour la même période l’année dernière.
    • Ce resserrement s’est répercuté sur les prix qui ont connu une forte hausse de 16 % pour le plex et 15 % pour l’unifamilial.

    Région de l’Abitibi

    • Les ventes ont enregistré une activité relativement modérée au quatrième trimestre, avec un nombre de ventes inférieur à ce qui avait été enregistré à la même période, avant la pandémie. La faiblesse des inscriptions en vigueur explique en partie cette situation. Les prix n’ont toutefois crû que de manière relativement modérée au quatrième trimestre, avec des hausses de 8 % et 3 % respectivement pour l’unifamiliale à Rouyn-Noranda et à Val-d’Or.

    Région du Centre-du-Québec

    • Au quatrième trimestre, la hausse des ventes est légèrement supérieure à ce qui avait été enregistré durant la même période l’année dernière à Drummondville. À contrario, le faible niveau des ventes résidentielles à Victoriaville s’explique essentiellement par la pénurie de propriétés disponibles sur le marché. Cette réalité s’explique par une plus forte pression sur les prix combinée à un effet de rattrapage, toutes catégories confondues (+24 %), comparé à Drummondville (+11 %).

    Région de la Haute-Yamaska

    • Au quatrième trimestre, l’agglomération de Granby a connu une activité soutenue, quoiqu’en repli, par rapport au record de l’année dernière à la même période. La copropriété continue d’être prise d’assaut par les acheteurs alors que l’unifamiliale devient rare et de moins en moins abordable.

    Région de Lanaudière

    • Au quatrième trimestre, faute d’un nombre très limité de propriétés sur le marché, les ventes résidentielles de l’agglomération de Joliette ont connu un fort repli par rapport à la même période l’année dernière qui fut exceptionnelle. Cela s’applique également à la croissance des prix sur fond de forte surchauffe et de surenchère. Cette croissance enregistre un nouveau record durant ce trimestre. C’est notamment le cas pour la copropriété et les petits immeubles à revenus dont les prix bondissent respectivement de 47 % et 34 %, alors que l’unifamiliale connait une hausse avoisinant les 30 % pour une deuxième année consécutive.

    Région des Laurentides

    • Au quatrième trimestre, le faible niveau de propriétés disponible sur le marché face à la forte demande pèse sur le nombre de ventes, en déclin de 40 % par rapport à l’année dernière à la même période pour les quatre grandes agglomérations de villégiatures. Il faut dire aussi que les prix ont atteint des sommets, notamment à Saint-Sauveur où la moitié des unifamiliales se sont vendues au-dessus de 482 500 $ (+27 %), se rapprochant du prix médian de la RMR de Montréal. Par contraste, le prix de la copropriété a chuté de 32% à Mont-Tremblant alors qu’il avait enregistré une hausse vertigineuse de 83 % l’année dernière à la même époque.

    Région de Saint-Hyacinthe

    • Au quatrième trimestre, l’activité transactionnelle ne dérougit pas dans l’agglomération de Saint-Hyacinthe malgré un niveau d’inscription en vigueur très bas. C’est dire que le processus de rotation des propriétés sur le marché est très actif. Ce dynamisme s’est opéré dans ces conditions de marché qui n’ont jamais été aussi serrées à l’avantage des vendeurs depuis 21 ans, faisant atteindre des records de prix. C’est d’autant plus vrai pour les plex alors que le marché locatif offre des perspectives très avantageuses pour les investisseurs dans un marché devenu très peu abordable.

    En cette période de pandémie, l’APCIQ rappelle que faire équipe avec un courtier, c’est aussi plus de sécurité et moins de stress puisque chaque membre est soumis à la Loi sur le courtage immobilier, à des règles et à un code de déontologie stricts. En savoir plus sur les nouvelles mesures sanitaires en vigueur.


    Information complémentaire :

    Statistiques trimestrielles – Baromètre de la Province de Québec

    Statistiques mensuelles détaillées et cumulatif pour la province et les régions

  • La forte hausse des prix se maintient en périphérie alors que ceux-ci tendent à se stabiliser sur l’île de Montréal

    Communiqué de presse
    Statistiques de ventes résidentielles Centris – Décembre 2021
    Région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal 

    L’Île-des-Sœurs, le 7 janvier 2022 – L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) dévoile ses données pour le mois de décembre. Les plus récentes statistiques du marché immobilier résidentiel de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal sont établies d’après la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers.

    « L’activité transactionnelle a été soutenue durant le mois de décembre, bien qu’on note un recul de 19 % des transactions par rapport à l’an dernier à la même période. Ce repli est cohérent avec une baisse marquée des nouvelles inscriptions, et ce, toujours de façon plus importante en décembre », remarque Charles Brant, directeur du Service de l’analyse du marché. « Les acheteurs tentent de profiter de taux hypothécaires à des niveaux encore très bas avant leur remontée annoncée pour 2022. Ainsi, le déséquilibre toujours marqué du marché à la faveur des vendeurs continue de se manifester par une hausse sensible des prix en périphérie de l’île de Montréal, toutes catégories de propriétés confondues. Sur l’île toutefois, le niveau des prix des unifamiliales tend à plafonner depuis quelques mois, notamment dans les secteurs où les prix médians atteignent des niveaux inabordables pour une grande proportion des acheteurs potentiels, favorisant toujours les secteurs périphériques », souligne-t-il.

    Faits saillants du mois de décembre

    • Avec une baisse de seulement 2 % des ventes au cumulatif depuis le début de l’année, le marché immobilier a été particulièrement actif dans la RMR de Montréal en 2021. Notons également que cette activité fait suite à une année 2020 historique et s’est produite malgré un niveau d’inscriptions parmi les plus bas jamais enregistré dans la région.
    • Plus spécifiquement, malgré un repli de 19 % des ventes en décembre celui-ci se classe néanmoins au deuxième rang historique du mois de décembre le plus actif jamais enregistré, avec 3 675 ventes.
    • Le repli le moins significatif a été enregistré à Vaudreuil-Soulanges (-7 %) alors que l’Île de Montréal (-14 %), la Rive-Sud (-18%) et Saint-Jean-sur-Richelieu (-18 %) ont connu un repli plus important. Les plus forts replis ont quant à eux été observés sur la Rive-Nord (-26 %) et à Laval (-27 %).
    • Les unifamiliales et les immeubles à revenus ont connu la plus importante baisse des ventes, respectivement -26 % et -18 %, suivis par les copropriétés (-10 %).
    • Les inscriptions en vigueur pour la copropriété (-29 %) et les unifamiliales (-26 %) ont continué d’enregistrer parallèlement de fortes baisses, pour cette période, contrastant avec les plex (-6 %).
    • Avec des conditions de marchés toujours très fortement à l’avantage des vendeurs, les prix médians continuent de connaître des augmentations importantes par rapport à l’année dernière, à la même période, pour l’unifamiliale (+22 %). Elles se maintiennent à des niveaux élevés pour la copropriété (+17 %) et les petits immeubles à revenus (+14 %).

    Information complémentaire :

    Statistiques mensuelles détaillées et cumulatif pour la province et les régions

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  • La hausse du prix des copropriétés bondit à Québec

    Communiqué de presse
    Statistiques de ventes résidentielles Centris – Décembre 2021
    Région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec 

    Québec, le 7 janvier 2022 – L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) dévoile ses données pour le mois de décembre. Les plus récentes statistiques du marché immobilier résidentiel de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec sont établies d’après la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers.

    « L’engouement renouvelé pour la copropriété se fait sentir en cette fin d’année 2021. À peine plus de 4 mois sont désormais nécessaires pour écouler l’inventaire total disponible à la vente, un avantage important pour les vendeurs qui n’avait pas été vu depuis 2003 en cette période de l’année », constate Charles Brant, directeur du Service de l’analyse du marché à l’APCIQ. « Les acheteurs se ruent sur ce type de propriété encore relativement abordable à Québec, profitant des taux de financement encore extrêmement avantageux », ajoute-t-il.

    Faits saillants du mois de décembre

    • Au cumul de l’année 2021, les ventes ont connu un repli relatif de 4 % à Québec avec 10 197 transactions. Ceci dit, il s’agit de la deuxième année la plus active enregistrée par le système Centris des courtiers immobiliers après l’année exceptionnelle de 2020 à ce chapitre.
    • En décembre, le repli a été de 17 % par rapport à l’année dernière à la même période, soit 736 ventes. On se souvient que le mois de décembre 2020 avait enregistré un record historique avec 885 ventes.
    • Tous les secteurs de la RMR de Québec continuent d’enregistrer d’excellents niveaux de ventes, notamment la Rive-Sud avec un recul de seulement 4 % des transactions par rapport au mois de décembre de l’année dernière, suivie de près par la Périphérie Nord de Québec (-5 %). L’agglomération de Québec enregistre quant à elle le repli le plus significatif avec une baisse de 21 % des ventes.
    • La catégorie des copropriétés bénéficie d’un bel engouement avec un recul de seulement 7 % des ventes comparées à décembre 2020. Les ventes d’unifamiliales, limitées par un faible niveau d’inventaire disponible sur le marché, ont observé une baisse de 20 %. Ce sont les ventes de petits immeubles à revenus qui ont connu le plus fort repli (-25 %).
    • Les inscriptions en vigueur enregistrent une baisse importante pour un 21emois consécutif pour l’unifamiliale (-36 %) et surtout les copropriétés (-45 %). La baisse est de 7 % pour les petits immeubles à revenus.
    • De mois en mois à des conditions de marché largement à la faveur des vendeurs, les prix continuent d’augmenter de façon soutenue, bien que les plex connaissent un léger repli de 4 % (350 000 $). La copropriété enregistre un bond de l’ordre de 18 % par rapport à l’année dernière alors que le prix de l’unifamiliale continue d’afficher une hausse constante de l’ordre de 13 %. Les prix médians atteignent ainsi de nouveaux records pour ces deux catégories : 318 875 $ pour l’unifamiliale et 225 000 $ pour la copropriété.

    Information complémentaire :

    Statistiques mensuelles détaillées et cumulatif pour la province et les régions

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  • De la surchauffe ardente de 2021 à la normalisation forcée du marché immobilier québécois en 2022

    Communiqué de presse
    Bilan 2021 et prévisions 2022 de l’APCIQ

    Montréal, le 14 décembre 2021 – Dans le cadre de sa conférence virtuelle Fenêtre sur le marché immobilier, l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) a présenté son bilan 2021 et dévoilé ses perspectives 2022 pour le marché immobilier résidentiel de la province de Québec et des différentes régions.

    1. BILAN 2021 | PROVINCE DE QUÉBEC

    L’année 2021 a enregistré une baisse des ventes de 3 %, concédant à 2020, « l’année pandémique », le titre d’année record à ce chapitre. Avec une estimation de 108 000 ventes selon le système Centris des courtiers immobiliers, 2021 se positionne néanmoins comme la deuxième année la plus active jamais enregistrée.

    « Nous avions prévu un repli des ventes en 2021 compte tenu du faible niveau d’inventaire de propriétés sur le marché, aggravé par une activité de mises en chantier toujours insuffisante et de la forte hausse des prix. Toutefois, le marché a surpris par sa vigueur exceptionnelle et surtout la hausse phénoménale des prix médians, puisque des croissances à deux chiffres ont encore été observées quasiment partout au Québec pour une deuxième année consécutive », mentionne Charles Brant, directeur du Service de l’analyse du marché de l’APCIQ.

    Ainsi, le prix médian d’une maison unifamiliale au Québec a atteint le niveau record de 362 000 $, soit une hausse de 24 % en 2021.

    Cette situation est directement liée aux multiples effets atypiques de la crise sanitaire tels que le niveau plancher des taux d’intérêt hypothécaires et la hausse du revenu disponible de nombreux ménages durant cette deuxième année de pandémie. On observe notamment une certaine amélioration de la situation financière des ménages, un taux d’épargne qui demeure élevé, une amélioration du pointage de crédit ainsi qu’une forte hausse de la valeur des actifs immobiliers et des actifs financiers due à la remarquable performance de la bourse et d’autres placements plus spéculatifs.

    À l’image de ce qui s’est produit en 2020, l’année 2021 s’est caractérisée par :

    • Une prise d’assaut de la catégorie de l’unifamiliale : elle enregistre des hausses de prix insoutenables dans plusieurs secteurs, notamment dans la région métropolitaine de Montréal.
    • La forte accélération des prix est essentiellement créée par une proportion historique de surenchères relayée par les faibles coûts de financement.
    • Cette situation projette certains marchés du Québec dans une situation de surévaluation, essentiellement, au sud de la province.
    • Les enjeux d’abordabilité sont devenus critiques dans la région de Montréal, notamment pour les jeunes ménages.
    • Toutefois, plusieurs régions métropolitaines de recensement (RMR) et agglomérations offrent un niveau d’abordabilité encore satisfaisant, notamment pour les ménages en provenance de Montréal et travaillants à distance.
    • L’intégration généralisée du télétravail dans les opérations du secteur des services s’avère être une tendance de plus en plus répandue. Toutefois, un rééquilibrage en faveur des lieux de travail est à prévoir en fonction des coûts réels qui sont associés au retour à un mode plus hybride, nécessitant plus de présentiels.
    • Bien que nous soyons davantage dans une dynamique de rattrapage des prix dans plusieurs marchés tels que les RMR de Trois-Rivières et, dans une moindre mesure, celle de Québec, l’activité spéculative a pris plus d’emprise dans certains marchés de la RMR de Montréal, en périphérie de Montréal et dans plusieurs zones de villégiature.
    • La sous-catégorie « chalet » revêt de plus en plus les caractéristiques d’un type de propriété à revenus. Le prix des résidences secondaires explose.
    • La proportion des gammes de prix supérieures est en pleine expansion.
    • La copropriété se positionne résolument comme la catégorie de propriété incontournable pour accéder à la propriété, et ce, à l’échelle du Québec.
    • À moins d’envisager de quitter la métropole, les jeunes ménages doivent de plus en plus se rabattre sur la copropriété et mettre une croix sur le projet d’achat d’une unifamiliale dans la RMR de Montréal, notamment ceux qui n’ont pas accès à un soutien de la part de leur famille. Les moins nantis et les moins mobiles d’entre eux capitulent et demeurent dans le marché locatif, retranchant autant de transactions sur le marché de la revente.
    • Dans ce contexte de hausse généralisée des prix, le plex devient une catégorie de propriété intéressante pour sa versatilité (ex. : convertissable en propriété intergénérationnelle) et sa capacité à capter le potentiel de hausse des loyers à travers la province.
    • La hausse du nombre d’investisseurs sur le marché s’explique aussi par la hausse des projets de conversion de propriétés en logements locatifs, notamment dans l’unifamiliale.
    1. PERSPECTIVES 2022| PROVINCE DE QUÉBEC

    Dans son ensemble, le marché immobilier résidentiel du Québec ne se trouve pas dans une situation de bulle immobilière comme on l’observe davantage en Ontario ou en Colombie-Britannique. Toutefois, dans la région de Montréal et ses agglomérations périphériques, y compris celles de villégiature en pleine effervescence, certaines dérives de marché menant à la formation d’une bulle sont observées.

    « Avec plus de la moitié des ventes qui se sont conclues à la suite d’un processus de surenchère, dont la moitié avec des écarts de prix affichés et transigés de plus de 10 %, les prix sont montés trop vites, trop haut », souligne M. Brant. « Il faut effectivement noter que cette hausse des prix s’est faite à un rythme beaucoup plus rapide que ce que suggère les fondamentaux économiques, et ce, malgré une hausse du revenu des ménages substantielle qui a battu l’inflation en 2021 », fait-il remarquer.

    Le cas des acheteurs expérimentés

    Les acheteurs expérimentés ont notamment pu s’appuyer sur une hausse débridée de la valeur de leur résidence pour obtenir la (ou les) propriété(s) ciblée(s) à tout prix, dans un contexte de pénurie d’offres de propriétés, renforçant ainsi une dynamique d’anticipation extrapolative de la hausse des prix. Évidemment, cette situation se combine à des comportements spéculatifs de plus en plus présents tels que la multiplication des reventes à court terme, mais aussi l’intervention de plus en plus marquée d’investisseurs sur le marché.

    Une bulle à Montréal?

    On constate effectivement la formation d’un début de bulle immobilière dans la grande région de Montréal qui se caractérise, d’une part, par l’incapacité de la majorité des premiers acheteurs d’accéder à la propriété et, d’autre part, par la vulnérabilité des nouveaux acheteurs et des acheteurs expérimentés. Ceux qui ont acheté plusieurs propriétés comme investisseurs ou encore une propriété haut de gamme devront éventuellement faire face au changement des conditions économiques. En effet, ces acheteurs sont fragilisés dans la mesure où ils supportent des dettes hypothécaires de plus en plus importantes et sont, de facto, dépendant de l’appréciation ou, au pire, du maintien de la valeur de leur(s) bien(s) immobilier(s).

    La hausse des taux d’intérêt

    « Si la forte hausse des prix a été en grande partie engendrée et compensée par la baisse des taux d’intérêt, situés à un niveau historiquement bas depuis le début de la crise, le mouvement à la hausse de ces derniers pourrait changer significativement la dynamique du marché. La hausse du taux hypothécaire fixe de 5 ans, le plus populaire auprès des ménages lorsque la tendance est plutôt à la hausse des taux d’intérêt, pourrait engendrer, vers la fin 2022, des mensualités hypothécaires dont le montant serait supérieur de 250 $ aux mensualités d’une hypothèque souscrite en 2021 pour l’acquisition d’une même unifamiliale moyenne au Québec. »

    La Banque du Canada a effectivement annoncé plus tôt que prévu une hausse des taux d’intérêt en 2022 pour juguler les fortes pressions inflationnistes créées par le rebond de la croissance économique, la consommation, la pénurie de main-d’œuvre, le coût du carburant et les nombreux enjeux d’approvisionnement liés à la crise sanitaire. Cette orientation de la Banque du Canada a déjà eu des effets haussiers significatifs sur le marché obligataire, par anticipation, se traduisant déjà par la hausse des taux hypothécaires fixes à échéance de 5 ans. Ces hausses auront un effet inverse sur l’évolution des prix dans les différents secteurs ainsi que sur les segments de prix supérieurs qui ont été les plus touchés par la surenchère, la surévaluation et la spéculation.

    « Toutefois, cette hausse des taux d’intérêt arrive à temps pour désamorcer la formation d’une bulle dans la grande région de Montréal. Les conditions de marché qui demeureront très en faveur des vendeurs absorberont facilement le retour potentiel de propriétés sur le marché, préservant l’avantage des vendeurs et évitant toute chute des prix. Nous observerons plutôt une stabilisation, voire une correction, dans plusieurs secteurs, en particulier ceux situés dans les gammes de prix supérieures », selon M. Brant.

    Ceci dit, renouveler une hypothèque souscrite il y 5 ans en 2022 aura très peu d’impact dans le budget moyen d’un ménage québécois, limitant le risque de mise en marché à ceux dont la situation d’emploi et de revenus aura significativement changé. « N’oublions pas que les critères de préqualification des ménages (test de tension) pour souscrire une hypothèque protègent d’un scénario de retour massif de propriétés sur le marché, notamment dans un contexte où la qualité des prêts hypothécaires s’est améliorée en 2021. »

    Les ménages à la retraite

    Les ménages les plus âgés, à la retraite, seront davantage incités à vendre leur(s) propriété(s) dans un contexte où ils sont en mesure d’encaisser un fort gain en capital. Il est aussi envisageable qu’ils seront tentés de vendre alors que leurs prestations de retraite pourraient être grugées par la poussée inflationniste, dont la durée est de plus en plus incertaine.

    Le marché locatif

    Dans un contexte où l’écart entre les mensualités hypothécaires et les loyers se creuse, ce à quoi il faut ajouter les coûts de propriété qui augmentent plus vite que l’inflation, le marché locatif devrait continuer de bénéficier de la situation, notamment auprès des jeunes ménages dans la région de Montréal. « Le choix entre l’acquisition d’une copropriété, en comparaison à un appartement locatif qui offre des prestations similaires, demeure encore favorable à la propriété au-delà de 5 ans de détention. Toutefois, dans l’attente d’un refroidissement du marché, les jeunes ménages pourraient être beaucoup plus nombreux à choisir de louer à court et moyen terme, misant ainsi sur un coût d’opportunité acceptable, c’est à dire, sans perte financière », souligne M. Brant.

    Quelles situations sont à prévoir en région?

    « La hausse du coût de financement et du coût de propriété bridera les ventes et les hausses de prix dans les marchés ayant été les plus concernés par la surenchère et l’hyper activité. Cette situation n’empêchera pas d’autres marchés tels que les RMR de Trois-Rivières et de Québec, plus abordables et en mode de rattrapage, de continuer d’observer un maintien soutenu des transactions et une hausse des prix, quoiqu’à un niveau beaucoup plus modéré. »

    « Les marchés localisés en dehors des RMR continueront de bénéficier d’un certain attrait sous l’effet des transformations des paradigmes d’organisation du travail, permises par une acceptation du télétravail comme mode de fonctionnement efficace dans une configuration hybride. Les transactions seront cependant ralenties par un faible niveau d’inventaire dans ces marchés et des niveaux de prix plus dissuasifs compte tenu de la hausse du coût de propriété plus importante pour une unifamiliale, du coût du carburant et de la vie en général. » La situation devrait prévenir une forte chute de l’activité et permettre une certaine progression des prix dans plusieurs RMR et agglomérations hors RMR, à l’exception des zones de villégiature du sud de la province, plus exposées aux risques de correction de marché.

    La reprise des flux migratoires

    À court moyen terme, le marché immobilier québécois, en particulier à Montréal, devrait bénéficier d’une reprise des flux migratoires, notamment grâce à l’immigration, à la reprise du flux de résidents et aux travailleurs non permanents dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. Avec la hausse des quotas d’immigrants concédée par le gouvernement, le marché de Montréal pourrait continuer de rester sous tension malgré des corrections de prix inévitables et saines, à court terme, notamment dans l’unifamiliale et les gammes de prix supérieures. De façon générale, le Canada et en particulier le Québec, grâce à sa vigueur économique et sa stabilité financière, devrait continuer d’attirer de nombreux immigrants alors que les incertitudes géopolitiques, économiques et climatiques grandissantes en font un pays et plus précisément une province d’accueil de premier choix. Le Québec est désormais la locomotive économique du pays grâce à des investissements massifs dans ses infrastructures et sa structure économique diversifiée dans les secteurs d’avenir à haute valeur ajoutée, le tout rayonnant à travers les régions et se réalisant dans un climat politique particulièrement stable et contrôlé.

    Province de Québec

    RMR de Montréal

    RMR de Québec

    Hors RMR

  • Haut niveau de ventes résidentielles dans l’Agglomération de Québec, malgré un inventaire historiquement bas

    Communiqué de presse
    Statistiques de ventes résidentielles Centris – Novembre 2021
    Région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec 

    Québec, le 7 décembre 2021 – L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) dévoile ses données pour le mois de novembre. Les plus récentes statistiques du marché immobilier résidentiel de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec sont établies d’après la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers.

    « Le mois de novembre 2021 affiche une baisse des transactions par rapport à un mois de novembre 2020 qui fut exceptionnel. Il ne faut effectivement pas s’y tromper, il s’agit d’un mois de novembre qui s’avère être le deuxième mois de novembre le plus actif jamais enregistré depuis que le système Centris des courtiers immobiliers compile les données de marché. On peut le comparer à ce qui avait été enregistré durant le mois de novembre prépandémique de 2019, et ce, malgré un niveau d’inscriptions en vigueur divisé par trois par rapport à cette période », remarque Charles Brant, directeur du Service de l’analyse du marché à l’APCIQ.  « L’anticipation de la hausse des taux d’intérêt n’est pas étrangère à cette activité soutenue. Il en résulte une hausse continue des prix, bien que plus modérée que dans plusieurs autres marchés plus en proie à la surenchère. »

    Faits saillants du mois de novembre

    • Ventes totales : Le nombre de transactions résidentielles dans la RMR s’est établi à 889 en novembre, une diminution de seulement 12 % comparativement à la même période en 2020. La faiblesse des ventes dans les secteurs périphériques de la RMR a été le principal facteur derrière la chute des transactions en novembre 2021.Tandis que l’Agglomération de Québec a vu ses transactions diminuer de 3 %, pour atteindre 651 ventes, les ventes dans la Périphérie Nord de Québec se sont repliées de 39 %, atteignant un total de 89 transactions pour le mois. La Rive-Sud s’est aussi démarquée par une baisse plus marquée (-22 %) avec 149 transactions.
    • Ventes par catégorie de propriétés dans la RMR : Un total de 531 ventes de maisons unifamiliales a eu lieu en novembre dans la RMR, représentant une diminution de 18 % par rapport à novembre 2020. La chute des ventes a aussi été substantielle dans les petites propriétés à revenus, avec un repli de 23 % (74 ventes). Les copropriétés ont, de leur côté, connu un regain d’intérêt, avec 283 transactions, une augmentation de 8 % par rapport à la même période l’an passé.
    • Inscriptions en vigueur : La contraction de l’offre de propriétés résidentielles a continué en novembre, le nombre total d’inscriptions en vigueur atteignant 2 918, une diminution de 32 % comparativement à novembre 2020. Le cumul annuel s’est établi à 3 260, une chute de 43 % en comparaison avec 2020.
    • Prix médians : Le prix médian des unifamiliales s’est établi à 311 500 $ pour le mois, un gain de 11 % par rapport à la même période en 2020. Le prix représente toutefois une légère modération comparativement à celui d’octobre, qui avait atteint 320 000 $. Le prix des copropriétés est resté stable vis-à-vis le mois d’octobre, à 220 000 $, ce qui représentait toutefois une augmentation de 12 % en comparaison avec novembre 2020. Malgré une légère augmentation de l’inventaire dans cette catégorie, le contexte de marché a poussé le prix médian des plex à 355 750 $ dans la RMR en novembre, continuant un regain commencé en août après une chute de prix en juillet. Ce prix représentait un gain de 6 % comparé à la même période l’an dernier.

    Information complémentaire :

    Statistiques mensuelles détaillées et cumulatif pour la province et les régions

    Pour plus d’explications par l’économiste du Service d’analyse du marché, des données spécifiques ou des précisions régionales sur le marché immobilier, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

  • La demande est toujours très active dans la RMR de Montréal malgré le manque de choix et les prix toujours plus élevés

    Communiqué de presse
    Statistiques de ventes résidentielles Centris – Novembre 2021
    Région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal 

    L’Île-des-Sœurs, le 7 décembre 2021 – L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) dévoile ses données pour le mois de novembre. Les plus récentes statistiques du marché immobilier résidentiel de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal sont établies d’après la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers.

    « Dans ce contexte de faible offre de propriétés sur le marché et d’effervescence persistante de la demande, la pression sur les prix dans l’immobilier résidentiel de la région de Montréal demeure forte. La bonne nouvelle, c’est qu’au mois de novembre le niveau des nouvelles inscriptions semble vouloir remonter à des niveaux supérieurs aux niveaux prépandémiques, si l’on se compare aux mois de novembre 2019 et même 2018 », note Charles Brant, directeur du Service de l’analyse du marché. « L’annonce d’une hausse plus précoce que prévu des taux d’intérêt a sans doute décidé les vendeurs potentiels à devancer leur projet afin de bénéficier de l’activité soutenue et l’opportunité de vendre au meilleur prix. Ce phénomène explique du même coup une plus forte activité transactionnelle qu’en 2019 à la même période, les acheteurs anticipant également cette hausse du coût de financement », ajoute-t-il.

    Faits saillants du mois de novembre

    • En tout, 4 402 transactions résidentielles ont été enregistrées sur le système Centris en novembre, une diminution de 17 % par rapport au mois de novembre 2020. Malgré un début d’année relativement fort, le nombre de transactions pour les onze premiers mois de 2021 atteint actuellement 50 826, un ralentissement comparativement à la même période l’an dernier.
    • Sur l’île de Montréal, les ventes ont connu un recul moins prononcé que dans le reste de la RMR, atteignant un total de 1 673, soit une diminution de 12 % en comparaison avec novembre 2020. Il faut noter que la même période l’an passé avait connu un niveau de croissance plus modérée (+21 %) sur l’île en opposition avec le reste de la RMR (+32 %). Le niveau actuel représente toutefois un gain si l’on compare à novembre 2019, où le nombre de ventes avait atteint 1 578.
    • Continuant la tendance des derniers mois, tous les secteurs constituant la périphérie de la RMR ont connu une diminution de leur nombre de transactions par rapport à novembre 2020. Encore ici, le manque d’unifamiliales a été le principal facteur dans le ralentissement des ventes. Au niveau des sous-secteurs, c’est Vaudreuil-Soulanges (182 ventes; -33 %) qui a connu la décroissance la plus forte, suivi par Laval (419 ventes; -22 %), Saint-Jean-sur-Richelieu (100 ventes; -19 %), la Rive-Nord (1 010 ventes; -18 %), la Rive-Sud (1 018 ventes; -17 %).
    • Au niveau des catégories résidentielles, on a observé un fléchissement des ventes pour tous les principaux types de propriétés par rapport à novembre 2020. Pour les unifamiliales, on a constaté une diminution de 23 % (2 100 ventes), tandis que les plex (528 ventes; -11 %) et les copropriétés (1 768 ventes; -10 %) ont connu des diminutions comparables.
    • Les inscriptions en vigueur sur le système Centris ont diminué pendant le mois de novembre, après avoir connu un léger regain de juillet à octobre, quoique cette baisse tend à se stabiliser grâce à plus de mises en marché en novembre. Le nombre d’inscriptions résidentielles en novembre s’est ainsi établi à 10 693, une diminution de 20 % par rapport à novembre 2020.
    • Les prix médians ont continué leur tendance à la hausse en novembre. Le prix médian d’une unifamiliale dans la RMR a atteint 525 000 $. Les copropriétés, de leur côté, ont vu leur prix médian passer à 374 000 $. Le prix médian des plex est passé à 725 000 $. Respectivement, ces prix représentaient des augmentations de 21 %, 18 % et 15 % par rapport à novembre dernier. À part les copropriétés, qui ont observé un léger recul, ces prix médians affichaient un regain haussier par rapport à leur niveau d’octobre 2021.
    • Le contexte de marché reste tendu dans la RMR, avec un nombre de ventes conclues à la suite d’un processus de surenchère demeurant très élevé.

    Information complémentaire :

    Statistiques mensuelles détaillées et cumulatif pour la province et les régions

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